lundi 3 juillet 2017

"La Minute Critique de Martin Wantiez": "NieR: Automata"

2017 est une année assez incroyable pour le jeu vidéo.

Mes étranges sentiments contradictoires de 2016 ont été complètement balayés en seulement quelques mois, et le nombre d'expériences vidéoludiques ahurissantes ne cesse d'augmenter depuis janvier.

Je ne parle pas juste de bons voire très bons jeux, mais de perles qui explosent toutes les attentes et s'affirment comme quelques-uns des meilleurs titres de leurs genres respectifs.

Resident Evil 7, Mario Kart 8 Deluxe, Specter of Torment et Zelda: BotW m'ont fait passer de grands moments, tandis qu'Emily is Away Too et Persona 5 m'ont mis des claques monumentales, jouant directement sur mes sentiments et ma manière d'aborder mon quotidien.

S'il va être très compliqué pour certains titres de prouver leur valeur alors que la barre a été placée aussi haut, je suis tout de même sûr que certains jeux que j'attends avec impatience vont réussir sans faute à exploser la concurrence (Splatoon 2 et Super Mario Odyssey disent bonjour).

Mais quoi qu'il arrive... Rien ne pourra dépasser ce qui reste l'un des plus grands jeux auquel j'aurais jamais touché. Un titre dont je n'attendais rien, et qui m'a pourtant fait vivre l'une des expériences les plus intenses, les plus intelligentes, et les plus importantes de ma vie.

NieR: Automata est le meilleur jeu de 2017, et il va pour moi être impossible à détrôner.

Glory to Mankind.

vendredi 26 mai 2017

J'ai joué à "Emily is Away Too", et j'ai des choses à dire.

Emily is Away était l'une des meilleures surprises de 2015.

Pour ceux complètement passés à côté, Emily is Away était un Visual Novel inclassable renvoyant le joueur à la grande époque d'AOL, et vous mettant dans la peau d'un lycéen conversant avec son amie Emily via la plate-forme de discussion.

En plus d'être une expérience très intéressante, transportant le joueur dans ses souvenirs de lycée via une interface cohérente rappelant parfaitement l'utilisation d'AOL et le sentiment éprouvé pendant les longues heures passées à discuter entre potes d'école, et des idées de gameplay augmentant grandement l'immersion, le titre brillait aussi grâce à son écriture, se servant de cette immersion mise en place pour raconter une histoire poignante sur l'amitié et les relations naissantes entre adolescents.

Emily is Away, un jeu gratuit d'une trentaine de minutes, réussit là où tant d'autres échouent. L'écriture est excellente, les personnages paraissent réels, et l'histoire racontée est une aventure à laquelle presque tout le monde peut s'identifier.

Le simple sentiment de revenir à une époque plus simple, mais aussi bieeeeen plus compliquée (avec des adolescents écrits à la perfection, contrairement à bon nombre d'autres jeux et films que je ne citerai pas ici) permet à Emily de créer une expérience ultra efficace, vous remettant dans un état d'esprit nostalgique et bien plus fragile, le tout pour frapper là où ça fait mal via de simples problèmes de lycéen.

Comme je viens de le dire, le jeu est gratuit, et comme dans mon Essentiel de l'Année 2015, je vous recommande très fortement de vous y essayer. Vous ne regretterez pas le voyage: http://store.steampowered.com/app/417860/Emily_is_Away/

mardi 9 mai 2017

"Puyo Puyo Tetris": Quelques screenshots pour prouver le génie comique du mode aventure.

Stop. Arrêtez ce que vous êtes en train de faire maintenant. J'ai besoin d'en parler. J'ai besoin de partager la perfection de cette chose. Fuck le reste, fuck NieR: Automata, fuck Persona 5, je dois partager les screenshots que j'ai pris lors du mode aventure de Puyo Puyo Tetris.

Ces derniers temps, je me retrouve à alterner régulièrement entre deux trois titres pour de petites sessions en multijoueurs. Entre deux gros jeux et quelques gros boulots d'écriture, j'ai besoin de pauses, et pour ce faire, j'ai tout naturellement relancé ma Switch. Mario Kart 8 Deluxe me ravit, et Puyo Puyo Tetris m'éclate bien quand j'ai besoin de mon shoot régulier de puzzle-game.

Et si je n'ai fait que squatter le mode multi de Puyo Puyo, j'ai dès le début été intrigué par le Story Mode. Je m'imaginais très bien ce qui pouvait m'attendre, une petite histoire mignonne un peu prétexte pour faire interagir les personnages entre eux, quelques vannes rigolotes avec des mascottes nunuches, et des challenges sympas entre deux dialogues. Quelque chose de standard en somme, rien de bien méchant, et un bon petit moment à passer.

J'avais tellement, tellement tort.

vendredi 21 avril 2017

"Has the Milk Gone Bad ?"#4: Banjo-Kazooie (feat. Yooka-Laylee)

Le sujet de cet article est passé par de nombreuses phases. Bien plus que ce à quoi je suis habitué.

Quand je veux parler d'un jeu ou d'un film, je prends toujours beaucoup de temps avant de choisir l'approche que je veux utiliser. Ce sont mes intentions qui dictent le format, et pas l'inverse, et de fait, un sujet plus complexe me demande un peu plus de réflexion avant même de commencer l'écriture.

Yooka-Laylee m'aura fait carburer. Est-ce que j'en fais un "J'ai joué à... Et j'ai des choses à dire" pour simplement donner un avis rapide sur la question avant de retourner jouer à Persona 5 ? Ou faut-il que j'en fasse carrément une critique pour bien poser mon avis et analyser mon ressenti ?

Ces questions n'ont fait que continuer de se superposer dans mon esprit, et, chose rare, plus j’avançais dans le jeu, plus je changeais de direction, au point de faire de multiples demi-tours complets à plusieurs reprises.

Pendant tout le premier monde du jeu, je m’apprêtais à partir sur un article très concis et très assassin expliquant pourquoi Yooka-Laylee est une déception et un raté complet.

mercredi 22 mars 2017

"The Legend of Zelda: Breath of the Wild", ou comment rendre 19 ans de jeu vidéo magiques en trois notes de musique.

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Cet article contient d'énormes spoilers pour Breath of the Wild. Si ce n'est pas encore fait, faites demi-tour et foncez y jouer. Pas la peine de vous ruiner l'expérience, elle en vaut la peine.
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jeudi 9 février 2017

J'ai joué à "Resident Evil 7: Biohazard", et j'ai des choses à dire.

Il y a quelques mois, alors que nous étions à la recherche d'un petit jeu coop, moi et mon bon copain Hawkedu64 avons lancé une partie de Resident Evil 5.

S'il n'est pas si horrible que ça, il reste très lourdingue et pas assez bien conçu pour être vraiment fun, mais son mode coop relève largement le niveau. Après avoir poussé des rochers de 10 tonnes à grands coups de poing et battu le boss final, le prochain arrêt de nos soirées pleines de blagues et d'enjoiement était bien évidemment la suite de la saga.

Et contrairement à RE5 qui reste sympa sans plus dans mon esprit, Resident Evil 6 peut bien aller se faire mettre.

QTEs par centaines, caméra aux fraises, mécaniques et contrôles affreux et écriture hilarante de débilité, il n'est "sauvé" que par ses rares moments de gloire incroyablement ridicules qui ont causé deux trois fous rires bienvenus.

A part ça, c'est un TPS ultra générique, ennuyeux et insupportable à jouer, et une tentative cynique de surfer sur le succès de bien meilleurs jeux du genre tout en abandonnant complètement tout ce qui fait le charme de Resident Evil à la base.

Je ne dis pas juste ça pour l'horreur, après tout, dériver un survival-horror en jeu d'action pur n'est pas forcément une mauvaise idée en soi... Si c'est réussi (après tout, RE4 avait déjà commencé cette transition et est un chef-d’œuvre acclamé par tous).

Non. Ce qui me rend le plus dingue, c'est que le côté campy film d'horreur de série B est laissé de côté pour une longue, TRÈS LONGUE série de séquences drame bourrées de toutes les bêtises d'écriture possibles, avec des personnages plats se prenant bien trop au sérieux dans un gloubi-boulga de campagnes et de péripéties forcées.

Si l'intrigue et les dialogues avaient été de qualité, j'aurais eu beaucoup moins de mal à avancer dans l'histoire et rentrer dans le délire du titre... Mais c'est loin d'être le cas ici, et chaque minute est une épreuve.

Ce bousin n'a aucun charme, et semble essayer de donner toutes les raisons possibles à ses joueurs d'éteindre leur machine et aller faire quelque chose de mieux de leur journée.

Jouer à RE6 donne l'impression de se faire gaver par des développeurs essayant désespérément de trouver la formule magique pour plaire au plus grand nombre... En oubliant que le survival est un genre qui marche et qui plait toujours autant, si ce n'est encore plus qu'à sa "grande époque".

Arrive Resident Evil 7: Biohazard, un retour aux sources de la série et un nouveau changement de perspective.

J'avais beaucoup d'espoirs pour ce titre, et après avoir dévoré les 8 intenses heures passées en compagnie des Bakers et des Molded... Ouaip. Ouaip ouaip ouaip.

Resident Evil est de retour.

jeudi 26 janvier 2017

L'Essentiel de 2016

Bon. Eh bien 2016 était une belle année de merde. Je pensais avoir le droit à un peu de répit après 2015, mais NON. Du tout début jusqu'à la toute fin, nous n'aurons eu droit qu'à la mort, la peur, le désespoir, et l'incertitude, partout dans le monde, et dans tous les milieux.

Et malgré toute l'horreur qu'on s'est tapé, malgré toute la bouillasse que cette année en mousse aura laissé partout sur le tapis... 2016 fut quand même une bonne année pour le jeu vidéo.

Bien sûr, nous vivons dans un monde où les micro-transactions se répandant comme une gangrène dans absolument tout ce que l'on touche, où les éditeurs détruisent des franchises entières et sortent quelques-uns des plus grands coups de putes de l'histoire constamment, et où des arnaqueurs de bas étage réussissent à imposer leur patte sur certaines des plate-formes les plus imposantes du marché...

Mais j'ai eu droit à suffisamment de bonnes et surtout d'excellentes expériences pour réussir à positiver un petit peu. Ce qui ne signifie pas que j'irai jusqu'à dire que j'ai trouvé 2016 aussi satisfaisante que 2015, loin de là.

Il manquait un petit quelque chose. Je n'ai pas joué à autant de tueries qui changent la vie que l'année dernière (Tales From the Borderlands, The Beginner's Guide, Undertale, Bloodborne, etc), et même si beaucoup de titres se sont avérés très bons voire plus, j'ai malheureusement ressenti comme une sorte de vide...

Peut-être que c'est dû au fait que, justement, 2015 m'a offert beaucoup d'expériences mémorables extrêmement proches du genre de jeux que j'aime. Le problème doit aussi fortement venir du fait que j'ai raté beaucoup de titres importants qui, j'en suis persuadé, auraient mérité leur place dans cet article voire dans mon top de l'année. On en reparlera. Vous verrez, ils manquent.

J'ai aussi complètement raté pas mal de productions AAA qui semblent avoir appris de leurs erreurs, et je me suis beaucoup concentré sur le multijoueur (qui a bouffé pas mal de mon temps), et sur deux trois jeux solos en particulier, sans compter les jeux de 2015 que j'ai décidé de refaire sur d'autres supports et/ou dans des conditions différentes.

Bref, au vu de l'état d'esprit particulier dans lequel je suis, et après une longue hésitation, j'ai décidé d'étendre un peu mes horizons et de mentionner quelques petites œuvres auxquelles je n'aurais peut-être pas pensé en temps normal. Je suis sûr que la liste et mon ressenti auraient été bien différents si j'avais pu jouer à tout ce que je voulais, mais je m'en fiche, je vais ressortir le meilleur de la situation.

Attention, n'allez pas croire qu'il n'y a eu aucun grand jeu cette année, c'est loin d'être le cas comme vous allez le voir. Mais beaucoup de titres m'ont manqué pour que je considère 2016 comme une vraie excellente année, et de fait, j'ai décidé de faire de cet article une sorte d'hybride et de changer un peu sa construction. On va bien s'amuser, vous inquiétez pas.

Comme pour le précédent "Essentiel", les jeux ne sont pas vraiment classés ou rangés dans un ordre de qualité. C'est tout simplement un étalage de tout ce que le média nous a apporté, alors ne vous prenez pas trop la tête avec l’agencement de la liste.

Mesdames et Messieurs, bienvenue dans l'essentiel du jeu vidéo de l'année 2016.

samedi 7 janvier 2017

Rétrospection sur ces deux dernières années et ma relation à l'écriture (feat. quelques trucs importants et un message de bonne année obligatoire)

Bonne année les enfants !

Sans même parler du fait que plusieurs personnes pour lesquelles j'avais un infini respect et un ami très cher sont morts en 2016, que le monde devient de plus en plus bordélique et que le sentiment que rien ne va plus jamais aller s'est installé dans ma tête et est bien décidé à rester, c'était surtout une horrible année pour mon esprit créatif.

Ça tombe bien, puisque c'est de ça dont je voulais parler aujourd'hui.