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jeudi 7 novembre 2013

"La Minute Critique de Chopper le Banni" critique #35: "Banjo-Kazooie" (Nintendo 64)

Bonjour à tous ! Les vacances sont finies, et je pense qu'une petite critique est de mise !

Mais tout d'abord, je voulais vous dire un grand merci ! Merci pour les 981 visites que le blog a accumulé pendant le mois d'Octobre ! C'est absolument énorme !!!

Merci parce que ça fait franchement plaisir de sentir que son travail est récompensé quand on a travaillé deux semaines sur un article (le fameux "Si vous aimez...", auquel vous pouvez accéder en cliquant ici: "Si vous aimez... Les vidéos sur Internet"), surtout que tous les retours qu'on m'en a fait sont excellents !

Bref, un grand, grand grand grand merci !

Bon, passons maintenant à la critique ! Aujourd'hui, on va parler d'un jeu qui me tient tout particulièrement à coeur, puisqu'il s'agit de l'un des tout premiers jeu auquel j'ai joué, Banjo-Kazooie !


(Ah oui, au passage, vous l'aurez peut-être remarqué, mais j'ai un peu changé le titre. Maintenant, toutes les infos sur l'année de sortie, le développeur, et le PEGI seront à la fin de la critique, c'plus pratique niveau lisibilité, et ça me permet de mettre bien en avant la console de sortie. Voila voila, bonne lecture !)

"Can't you get here any faster ? Come and fight me, I'm the Master !" 

Ahhh... Rareware... Ils me manquent franchement.

Pour les trois pécores du fond qui ne connaissent pas, Rareware est un studio britannique à l'origine de pas mal de grands chefs-d'oeuvres du jeu vidéo comme Donkey Kong Country, Goldeneye 007, Conker's Bad Fur Day, Killer Instinct, Perfect Dark, ou encore Banjo-Kazooie.

Avant 2003, le studio (qui était alors en collaboration avec Nintendo) était un Dieu incontesté ! Incontesté j'vous dis !!!
Mais en 2003, Microsoft a racheté le groupe britannique, et après quelques jeux bien ratés, Rareware se coltine les Kinect Sports... Je déconne pas, regardez la page Wiki

Enfin bref, assez parlé de mon ressenti, d'autant plus qu'un nouveau Killer Instinct par Rare est prévu (sur Xbox One, donc sans moi, mais quand même !).

Banjo-Kazooie donc, parce que c'est bien pour ça que vous êtes là !

Banjo-Kazooie est donc un jeu de plate-forme où l'objectif est de récolter un maximum de pièces de puzzle dans les niveaux pour avancer dans la tanière de la sorcière Gruntilda qui a enlevé la soeur de l'ours Banjo, Tooty pour lui voler sa beauté.

Euh, ouais, j'aurais dû commencer par là, et d'une façon un peu plus claire... Je recommence !

'tain, ça vieilli pas d'un pouce... Bon ok, ça ça vient peut-être de la réédition HD, mais on s'comprend !

"As cute as me, you stupid pot ? For her own sake, I hope she's not !"

Banjo-Kazooie raconte donc l'histoire de Banjo, un ours vivant au pied de la Montagne Spirale, et de son amie Kazooie, un oiseau vivant dans son sac à dos, qui partent à la rescousse de Tooty, soeur de Banjo, enlevée par la terrible sorcière Gruntilda qui veut lui voler sa beauté.

Pour cela, les deux compères vont devoir s'engouffrer dans l'antre de Grunty et parcourir les différents mondes du jeu pour avancer de plus en plus, et finalement arriver au combat final...

Du classique donc, mais comme dans pas mal de jeux de plate-forme, c'est plus un prétexte pour partir à l'aventure et servir des dialogues du tonnerre qu'autre chose !

Vous contrôlez donc Banjo, l'ours, et vous commencez devant sa maison, au pied de la Montagne Spirale. Vous faites la connaissance de Bottles qui va vous apprendre vos premières techniques d'attaques et mouvements.

Après ce petit tutoriel, Bottles répare le pont permettant l'accès à la Tanière de Gruntilda. C'est donc à partir de là que vous pourrez accéder aux différents mondes, un peu à la manière d'un Super Mario 64, mais avec un petit plus (on y reviendra plus tard).

Le jeu se base sur un principe simple et efficace: La collecte d'objets.

Pour avancer dans l'antre de la sorcière, il faut récolter des notes de musiques, notes qu'on trouve au nombre de 100 dans chaque monde. Pour accéder aux autres mondes, il faut récolter des pièces de puzzle, qu'il faut souvent récupérer en finissant une énigme ou un mini-jeu/une épreuve.

Disons que les pièces de puzzle sont un peu les étoiles de Mario 64 de Banjo (promis, j'arrête avec les comparaisons lourdingues, m'enfin c'est quand même bien plus simple d'expliquer comme ça).

N'oublions pas non plus les alvéoles, qui, lorsque vous en avez récolté 6, vous offrent une alvéole de vie supplémentaire (un point de vie en plus, en gros), et les jinjos, petites créatures colorées capturées par la sorcière et cachés dans les niveaux.

Ils sont 5 dans chaque monde et sont assez bien planqués, bonne chance donc !

En plus de ça, dans chaque niveau, vous trouverez Bottles caché quelque part qui vous apprendra de nouvelles techniques, ou parfois, la cabane de Mumbo, le sorcier à tête de crâne qui pourra vous transformer en animal (comme une fourmi ou un crocodile), en T-Rex (en fait, il n'y arrive pas, mais bon) ou encore en machine à laver (ça par contre il y arrive bien !) pour quelques crânes, aussi trouvables dans les mondes.

Un joyeux ptit monde vous attend donc dans chaque niveau !

Placez vous sur le crâne, filez l'oseille, et c'est parti !

Many tricks are up my sleeve, to save yourself you'd better leave !

Le jeu est programmé à la perfection, les contrôles sont absolument nickels, bla bla bla, tout le charabia habituel, ça, c'est fait.

Mais plus que ça, le jeu est d'une originalité hallucinante ! Les idées de gameplay sont nombreuses, l'univers fantastique, les personnages parfaits, et les dialogues sont à des années lumières de ce qu'on fait parfois même aujourd'hui !

Il faut dire que c'est la marque de fabrique de Rareware: L'imagination.

Ils sont passés maître dans l'art de créer des univers totalement nouveaux et originaux, de jouer avec les codes, d'imaginer de nouveaux trucs de programmation et de gameplay, de penser et surtout de maitriser leur sujet et leur jeu de bout en bout, du début à la fin, de la première seconde à la fin du générique.

L'utilisation de Kazooie, l'oiseau dans le sac de Banjo, dans le jeu est excellente par exemple ! Il peut tirer des oeufs, permet de marcher sur des surfaces glissantes, de voler, de nager plus vite, ou encore de donner des coups bien plus pratiques et bien plus puissants (son utilisation sera encore améliorée dans la suite, Banjo-Tooie, où Kazooie sert de réacteur sous l'eau et est utilisé comme arme principale dans les phases à la première personne) !

Tant qu'on est dans les bonnes idées, je vais vous parler du "petit plus" de l'antre de Grunty (qui au final est un plus dans tout le jeu): C'est Grunty elle même !

Régulièrement, la sorcière vous lance une réplique bien méchante et bien moqueuse qui attise votre haine envers le personnage. Comme le dit si bien JonTron, ce qui rend le personnage si charismatique, c'est qu'on a une véritable haine envers la sorcière, toujours ravivée par le fait... Eh bien, vous savez, que c'est une connasse !

En plus de ça, elle ne parle qu'en rimes, et certaines de ses répliques sont franchement hilarantes, comme la totalité du jeu au final, qui, comme je l'ai dit, est écrit à la perfection et repousse les limites de la narration ! Comme quoi, même sans scénario de 60 pages, on peut avoir une narration qui déchire, et ça, Rare l'a bien compris !

Voila, je n'en dis pas plus, histoire de vous laisser le surprise et le plaisir de la découverte, car ce jeu regorge de détails amusants et est passionant à parcourir !

Ce serait dommage de gâcher ça, non ?

(Au passage, sachez que tous les titres de cette critique sont des répliques de Gruntilda. C'est en anglais, certes, mais ça reste du très bon)

J'appelle pas ça voler, j'appelle ça tomber avec panache !

Bilan:

Graphismes: 5 sur 5: Magnifique à l'époque, pas vieilli d'un kopeck, Banjo-Kazooie est l'exemple parfait du jeu aux graphismes parfaits de bout en bout. Avec ses personnages hauts en couleur et mémorables, son univers sublime et ses décors fabuleux, ce jeu va tout simplement vous soigner les yeux et fait partie des plus beaux jeux de la N64 ! La grande classe !!!

Gameplay: 5 sur 5: Inventif, original, imaginatif, malin, j'arrive à court de mots, de synonymes et de superlatifs pour décrire la maniabilité parfaite et le bonheur total que le jeu prodigue manette en main ! Y a pas d'autres mots...

Musique/Scénario: 5 sur 5: Plus que le scénario, c'est bien la narration, les dialogues et l'écriture des personnages qu'il faut noter ! Et pour ne pas répéter le mot parfait, eh bien... Non bon ok, je le dis, c'est parfait... C'est pas plus compliqué que ça en fait !
La musique composée par ce génie de Grant Kirkhope est aussi géniale, toujours parfaitement en accord avec l'environnement, bien pensée, et surtout, magnifiquement jouée !
Un 5 sur 5 s'impose donc sur ce critère !

Durée de vie: 5 sur 5: Comptez une petite quinzaine d'heures pour compléter l'aventure. Rajoutez à cela 5 bonnes heures pour le finir à 100%, quelques heures supplémentaires en fonction de si vous vous baladez dans les niveaux ou pas, 2 ou 3 jours pour battre le Boss Final (oui, il est vraiment très très dur, vous voila prévenus), et un taux de rejouabilité qui atteint des sommets. Vous risquez de passer un bon moment dessus ma foi !!!

Total: 20 sur 20 !!!

Bon ok, je dois l'avouer, il est un peu facile de mettre une si bonne note à un jeu Rareware...

Pas facile parce que très courant, non non, facile parce qu'il n'y a qu'une façon évidente de récompenser un travail si énorme et si parfait (toujours ce mot, mais comment le décrocher de ce jeu ?!?)

Car oui, définitivement, ce jeu est parfait. Beau, agréable à jouer, drôle, inventif, original, y a rien d'autre à dire...
Vous vous souvenez quand j'avais dit que Super Mario 64 était génial ? Bah là c'est presque mieux... Bon ok ok, j'avais dit que j’arrêtais les comparaisons avec Mario 64...

Mais en fait non, il n'est pas comparable à Mario 64 ! C'est pas mieux ou moins bien, c'est juste pas comparable !

C'est aussi ça qui rend Banjo-Kazooie merveilleux ! C'est qu'il est unique en son genre ! Jamais personne ne pourra le reproduire, et jamais personne ne pourra l'égaler !

Il est unique... C'est pour ça aussi qu'il restera dans la tête et dans le cœur des joueurs à jamais... Et c'est aussi pour ça que vous devez y jouer... 
Parce que Banjo-Kazooie, c'est géant, qu'il vaut largement le détour, et qu'en aucun cas, et je vous l'assure et vous le jure sur l'honneur, en aucun cas, vous ne regretterez le voyage !


Les Plus:
- C'est beau.
- Mais genre vraiment très très beau.
- Maniabilité parfaite niveau perfection parfaite.
- La musique prouve que Grant Kirkhope est un Dieu vivant.
- L'écriture.
- Les personnages.
- Les décors et l'univers.
- Vous n'oublierez pas ce voyage de si-tôt.
- Je vais me casser les poignets à force d'énumérer les qualités, donc je m'arrête là... De toute façon, jouez-y, et vous verrez bien par vous-même, nom de nom !!!

Les Moins:
- Jouer à ce jeu vous fera peut-être reconsidérer la qualité de certains titres.
- Jouer à ce jeu vous rappellera le triste chemin qu'à pris Rareware... Et vous fera donc pleurer. Longtemps. Très longtemps.
- Jouer à ce jeu... Ouais mais non, juste, jouez à ce jeu !!! 
  
"- Yooo, pruuuuui ! - Nieuuuah !"

 

Banjo-Kazooie - 1998 - Nintendo 64 - Rareware/Nintendo - Rated E for Everyone

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