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jeudi 28 août 2014

"La Minute Critique de Chopper le Banni" critique #45: "Metal Gear Solid 3: Snake Eater" (PS2, 3DS, PS3, Xbox 360, Playstation Vita)

Dernier opus de la vraie-fausse trilogie du fan !

Le deuxième épisode consacré au superbe Danganronpa: Trigger Happy Havoc est disponible et est directement accessible en cliquant ici.

Si vous vous intéressez un peu à l'actualité vidéoludique, vous devez forcément être au courant que Metal Gear Solid V est LE jeu du moment, et sera disponible très prochainement.

Après avoir été quasiment harcelé pendant des jours par des amis fans de Kojima, j'ai finalement craqué et me suis acheté la Legacy Collection, regroupant le portage HD de la saga (comprenant MGS 2, 3, 4, et Peace Walker), un code pour télécharger le premier opus, ainsi que Metal Gear 1 et 2, sortis sur MSX2.

Et comme cette série est un grand boxon scénaristique (du boxon de compète même), j'ai décidé de faire les jeux dans l'ordre chronologique, en commençant donc logiquement par le troisième opus, épisode retraçant les origines de la saga.

Qu'est-ce que j'ai bien fait !

Tout d'abord, avant de vous lancer dans la critique, cliquez ici, juste là, laissez la musique tourner, et commencez à lire.

Bref, ne perdons pas plus de temps, et commençons dès maintenant notre voyage dans le monde merveilleux... De Snake Eater !


"I've been waiting, Snake, for a long time. Waiting for your birth, your growth, and the finality of today."

1962. La Guerre Froide fait rage, et la course au nucléaire est intense.

Nikolai Stepanovich Sokolov, scientifique russe spécialisé en missiles, fuit son pays avec sa famille pour rejoindre les États-Unis, aidé par un certain David Oh.

Malheureusement, sa défection est interrompue par la crise des missiles cubains, et le Gouvernement américain parvient à un accord: Le scientifique est livré à l'Union Soviétique, et en échange, ces derniers retirent leurs missiles de Cuba, évitant ainsi une 3ème Guerre Mondiale.

1964. Un groupe d'extrémistes russes du nom de GRU désire installer son propre gouvernement en URSS.

Nikita Khrushchev, le leader du pays, décide de transférer Sokolov dans une usine abandonnée de peur que GRU ne mette la main sur lui et ses créations.

Côté américain, David Oh, renommé Major Zero, fonde l'unité FOX, et reçoit comme ordre d'envoyer un homme seul en URSS pour récupérer Sokolov et l'emmener en sécurité.

L'homme chargé de mener cette mission à bien a pour nom de code Naked Snake.
Avec l'aide et le soutien de Major Zero, l'agent Para-Medic, et son mentor, la légendaire The Boss, il infiltre le territoire et sauve le scientifique.

C'est là qu'il découvre l'arme qu'a développé ce dernier. Le Shagohod, un lanceur de missiles articulé qui peut être utilisé sur tous les types de terrains et capable de raser des pays entiers.

L'arme de mort ultime.

Alors qu'ils sont sur le point de fuir, Snake et Sokolov sont arrêtés par The Boss, accompagnée de son unité, Cobra, qui a décidé de passer chez l'ennemi, et travaille désormais pour GRU et un de ses généraux: le monstrueux Yevgeny Borisovitch Volgin.

En plus de récupérer le Shagohod et son créateur, le groupe vole deux Davy Crockett, des têtes nucléaires, et le général Volgin en tire une sur un complexe scientifique, déclarant ainsi la guerre à son propre pays.

Rien ne va plus. Les USA sont accusés d'avoir tiré le Davy Crockett, et GRU est sur le point de raser la surface de la planète avec son nouvel équipement.

Khrushchev laisse une dernière chance au gouvernement américain pour prouver sa bonne foi. FOX, et donc Snake sont renvoyés sur le terrain avec une nouvelle mission: Sauver Sokolov, détruire le Shagohod, arrêter Volgin, et finalement tuer The Boss, l'ennemi Numéro 1 du pays.

Nom de code de l'opération: Snake Eater.

"♫ I gave my life... Not for honor, but for yooou... ♪"

"- Boss, why are you doing this ? - Why ? To make the world one again."

Pour les quelques personnes qui ont vécues dans une grotte pendant les 20 dernières années, Metal Gear Solid est une série de jeux d'infiltration où le joueur doit éviter d'attirer l'attention de ses ennemis, aidé de quelques gadgets et d'un armement assez imposant.

Les gardes se déplacent dans chaque zone avec un patern bien défini, et il faut les observer pour le comprendre, et développer une stratégie basée sur ce dernier pour passer discrètement. Tout est une question de patience et de timing.

Beaucoup plus libre que les deux premiers opus, grâce à son changement de décor et d'époque, Snake Eater possède une approche assez différente de l'infiltration, tout en gardant les bases solides de ses ainés.

Tout d'abord, pas de radar vous indiquant tout le temps où se trouve chaque ennemi et dans quel sens ils regardent, vous voila avec un bon vieux sonar à l'ancienne.

En prenant en compte ce changement, il vous faudra plus que jamais jouer avec l'environnement et le comportement des gardes si vous voulez survivre dans les jungles et les montagnes hostiles de Russie.

En parlant de survie, c'est la grande nouveauté de cet épisode.

Snake a une barre d'endurance, barre se vidant d'elle-même au fur et à mesure que le temps passe. Plus elle est basse, plus vous serez lent et imprécis, moins vite votre vie se régénèrera, et plus les dégâts que vous prendrez seront importants.

Pour la remplir, c'est simple, il faut manger. Prenez votre couteau ou votre revolver, et partez à la chasse, car tous les animaux sont mangeables et régénèrent votre endurance différemment. Tous.

Certaines blessures plus graves que les autres altèrent votre état de santé. Jambes cassées, blessures par balles, coupures, brûlures, empoisonnements...

Si vous ne vous soignez pas (grâce à votre équipement médical de fortune, et c'est peu dire), vous prenez des dégâts et/ou perdez de l'endurance assez rapidement.

Un compteur de furtivité est affiché en permanence sur votre écran.
Plus le pourcentage est haut, plus vous êtes invisible aux yeux, et aux oreilles, de vos ennemis. Si vous courez, tirez, ou ne vous cachez pas bien, il baissera fortement, et vous risquez d'être repéré.

Enfin, Snake a désormais la possibilité de se camoufler pour se dissimuler dans le décor, et ainsi augmenter son pourcentage de furtivité.

Bien entendu, il faut régulièrement changer de camouflage, car chacun ne marche qu'avec un certain type de terrain et certaines couleurs.

Vous vous en doutez, foncer dans le tas n'est pas forcément la meilleure solution. Les ennemis sont résistants, et appellent régulièrement des renforts. On se retrouve très vite débordé par les gardes, et tuer tous les ennemis d'une zone peut prendre du temps.

Pas le choix, il faut préférer la discrétion à l'action si vous ne voulez pas vous retrouver obligé de détruire trois hélicoptères au lance-roquette pour sortir de la zone (True Story. C'était ouf, on se serait cru dans un film d'action des années 80, genre Commando !).

Les nombreuses mécaniques liées aux gardes, au CQC (la technique de combat rapproché créée par The Boss et Snake), au camouflage, aux gadgets, aux armes et à l'environnement offrent au joueur des dizaines de façons de progresser, et rendent à elles seules le jeu extrêmement varié !

"This reload time is exhilarating !"

"You're a soldier ! Finish your mission ! Show your loyalty ! Face me."

Si la série déchaîne les passions auprès de nombreux joueurs, elle en a aussi repoussé pas mal.
Certains critiquent les longues cinématiques, trouvent les jeux trop lents, trop bavards...

Alors oui, effectivement, on passe pas mal de temps sans appuyer sur les boutons, et forcément ça ne peut pas plaire à tout le monde.

Mais dans le même temps, MGS possède un vrai gameplay, très complexe, bien pensé, et franchement fun, et personnellement, je trouve le dosage entre jeu et histoire vraiment réussi.

En permettant parfois au joueur d'interagir lors des cinématiques, et en intégrant des séquences semi-scriptées lors de certains passages plus épiques, sans jamais rabaisser son gameplay pour autant, les développeurs ont trouvé le parfait équilibre de genres, et donnent ainsi à la série un style cross-média qui marche au poil.

Hideo Kojima, le (génie) créateur de la saga s'inspire énormément du cinéma, et ça se sent.
La réalisation n'a rien à envier à certains grands réalisateurs, et les différents points de vue et techniques de mise en scène offerts par le média sont utilisés à la perfection.

En plus d'être un grand cinéphile, ce mec est un grand cinéaste (et un grand designer, scénariste, monteur... Enfin bref je m'égare).

Avec ses ambitions de blockbuster intelligent et ses mécaniques constamment renouvelées et améliorées (il suffit de voir les premières vidéos du cinquième épisode pour se rendre compte du travail titanesque des développeurs), Metal Gear Solid se distingue de toutes les autres séries et réussit à se construire un univers vaste, passionnant, et aux possibilités de scénario quasiment infinies !

Et Snake Eater, avec ses qualités de préquelle, constitue une parfaite introduction à cet univers.

Plus facile d'accès et pourtant plus complexe que les premiers opus, avec ses séquences de boss et ses scènes marquantes (The End, FTW), son scénario proche de la perfection et ses personnages d'un charisme ahurissant, MGS 3 convient à tous les publics, et s'impose facilement comme l'un des meilleurs jeu de sa génération !

On est pris pendant des heures, passionné par son histoire et son univers, amusé par son humour et son auto-dérision qui fait toujours mouche, ses idées de gameplay qui brisent constamment le quatrième mur, et son système de survie à tomber.

On veut continuer d'avancer, conquis par son ambiance, on a envie de voir la suite, intrigué par sa mythologie, on veut découvrir de nouvelles zones, de nouveaux ennemis, de nouveaux alliés... On veut sauver le monde !

Et quand arrive la fin d'anthologie, tout simplement dantesque, certains joueurs pleurent, d'autres non, mais ce qui est certain, c'est que vous ne pouvez qu'être touché par l'histoire tragique de Big Boss, par sa lutte, et par la fatalité de son existence.

Et c'est à ce moment qu'on réalise toute l'ampleur que va prendre la suite de la saga, et qu'on se rend compte du génie de Hideo Freaking Kojima ! Alors, la seule chose dont on a envie, c'est de jouer à tous ses autres jeux le plus vite possible, histoire de profiter un peu plus du talent de son équipe !

Vous devrez beaucoup jouer avec l'environnement...

...Et il faudra parfois en venir aux mains.

Bilan:

Graphismes: Très bon: L'équipe de Kojima a toujours été en avance graphiquement, et Snake Eater ne fait pas exception à la règle. En plus de pousser la PS2 à son maximum (et de très bien tenir la route sur PS3, encore aujourd'hui), le jeu possède une réalisation parfaite, et une direction artistique unique en son genre.

Certaines scènes sont d'ailleurs de véritables exploits de créativité et d'imagination, et font pleurer les yeux de bonheur.
Bon, avec un peu d'aliasing et de lag, mais c'est normal quand on pousse son support dans ses derniers retranchements !

Gameplay: Excellent: Metal Gear est le maître de l'infiltration, et ce pour de très bonnes raisons. Avec son design de haut niveau et ses nombreuses mécaniques, MGS peut se jouer de nombreuses façons, et l'expérience s'en trouve très variée.

Et les ajouts de cet opus, les éléments de survie, l'équipement d'un autre âge, et le système de camouflage, rendent le jeu très profond et ajoutent à sa diversité.
Personne ne jouera de la même façon, mais dans tous les cas de figures, terminer chaque zone est extrêmement gratifiant, et toujours très fun.

Bande-Son: Très bonne: La musique du jeu reste discrète, voire absente si nécessaire, laissant ainsi la place à la très bonne ambiance sonore des différents environnements, et devient absolument épique dans les scènes d'envergure, dans un style très cinématographique.

Le doublage quant à lui est un des gros points forts du jeu. Les acteurs sont tout simplement excellents, et savent toujours toucher juste ! Mention spéciale au merveilleux David Hayter, le boss du milieu. Du grand travail !

Scénario: Excellent: Profitant parfaitement de son univers et de l'époque dans laquelle elle se tient, l'histoire de Big Boss, sombre et tragique, évite beaucoup de clichés et se permet même quelques touches d'humour bienvenues, marque de fabrique de l’œuvre de Kojima.

Prenant toujours les joueurs et le sujet au sérieux, les scénaristes mélangent les genres pour nous livrer une œuvre au scénario d'exception et qui brise souvent les frontières du média. Parfait.

Durée de vie: Très bonne: Plutôt honnête dans sa durée, et à la rejouabilité surprenante, MGS 3 ravira les amateurs de challenges avec ses différents niveaux de difficultés et de sacrées récompenses si vous finissez le jeu sans tuer personne ou sans vous faire repérer une seule fois.

Si c'est votre délire, la durée de vie s'en trouvera décuplée. Sinon, vous pourrez toujours vous essayer aux autres modes, comme Serpent contre Singe ou Duel (disponibles sur PS2 uniquement).


Note Finale: 18 sur 20

Que dire qui n'a pas été répété 50 000 fois sur ce jeu...

Beau, fun, intelligent, MGS 3 constitue une parfaite introduction à la série, et pose comme il se doit les bases d'une saga tout bonnement légendaire.

Metal Gear Solid est une des meilleures chose qui soit arrivée au jeu vidéo ces 15 dernières années, et ce troisième opus en est sûrement le meilleur titre !

Bourré à craquer de séquences mémorables, parsemé de boss à tomber par terre, et agrémenté de malignes références à la culture des années 60, le tout enrobé d'un gameplay et d'une histoire exemplaires... 
L'équipe de Kojima connait son métier, et maitrise son art à la perfection !

Bien sûr, tout le monde ne peut pas accrocher, mais la qualité intrinsèque du jeu est suffisante pour attirer une très grande majorité de joueurs.

Qu'est-ce que vous voulez que j'ajoute..? 
Si par malchance vous ne me croyez toujours pas, demandez à n'importe qui d'autre: Votre meilleur ami, votre copine, vos parents, votre voisin, votre chien, tout le monde vous dira la même chose ! Et vous verrez bien qu'il faut y jouer !

Snake Eater est culte, Snake Eater est grand, il est adulé par le monde entier, et le mérite amplement. 


Les Plus:
- Le gameplay, fun et complexe.
- Le design parfait.
- L'histoire et les personnages.
- L'humour et l'auto-dérision.
- Les batailles de boss merveilleuses.
- Le sujet et l'ambiance parfaits.
- La bonne durée de vie.
- Les doublages de haut vol.

Les Moins:
- Quelques ralentissements et lags.
- Certains délires un peu forcés.
- Certains joueurs n'accrocheront tout simplement pas.
- La version 3DS, ratée sur certains points.
- La disparition des minis-jeux et des modes bonus dans la version HD.


"There's only room for one snake and one boss."



Voila, cette vraie-fausse trilogie du fan est terminée !

J'ai l'impression d'avoir fait beaucoup plus d'analyse qu'à mon habitude, mais bon, je n'avais pas trop le choix vu les gros morceaux que c'était...

J'espère que j'aurais réussi à vous donner envie de tester ces trois jeux, croyez-moi, ils valent tous amplement votre temps et votre argent !

Sur ce, je vous dis à la prochaine, et jusque-là, jouez à Sam & Max, à Danganronpa et à Metal Gear Solid, et profitez un maximum de toutes ces petites perles vidéoludiques qui nous rappelle pourquoi on aime le jeu vidéo !

C'est beau c'que je raconte, je lâcherais presque une petite larme.

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