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lundi 29 septembre 2014

"La Minute Critique de Chopper le Banni" critique #46: "Persona 4: Arena" (PS3, Xbox 360)

Petite remise en contexte.

Janvier 2014, je viens de finir Persona 4, et par la même occasion de me prendre une des plus grandes claque vidéoludique de tous les temps, et je suis en manque.

Après avoir écrit ma critique, et en attendant d'avoir une Vita pour jouer à la version Golden (définitivement meilleure en presque tous points), je commande P4: Arena, appelé Ultimate au Japon, le jeu de combat se passant quelques mois après les évènements du jeu original.

Je l'ai en partie acheté pour l'histoire, tout en sachant que je passerai aussi de nombreuses heures à m'éclater en tabassant quelques-uns de mes personnages préférés à grands coups de Bufu et de Garudyne dans la tronche.

Résultat des courses ? Eh bien... Euh... Hum.

Oh boy, ça va être très compliqué.

Tout d'abord, avant de vous lancer dans la critique, cliquez ici, juste là, laissez la musique tourner, et commencez à lire.

Bref, ne perdons pas plus de temps, et commençons dès maintenant notre voyage dans le monde merveilleux... De Persona 4: Arena !


ATTENTION, cet article contient des spoilers concernant Persona 4 et certains éléments de P4: Arena. Vous voila prévenus.

Vous pouvez d'ailleurs lire ma critique du jeu original ICI.

"Rivals... They are... Friends, yet powerful foes !"

Cela fait deux mois que la maintenant dissoute Investigation Team a résolu l'affaire du tueur d'Inaba et a fait disparaitre la Midnight Channel et le monde des Shadows.

Yu Narukami, le héros, est rentré chez lui comme prévu, laissant derrière lui ses amis et coéquipiers, Yosuke, Chie, Yukiko, Kanji, Teddie, Rise et Naoto, leur promettant de revenir leur rendre visite le plus vite possible.

Alors que les jours fériés de la Golden Week approchent et que tout le monde se prépare au retour de Yu, quelque chose d'inattendu se produit.
La Midnight Channel revient sur les écrans, et diffuse un tournoi de combat appelé P-1 Grand Prix, avec pour participants les membres de l'Investigation Team, et avec Teddie et Rise en présentateurs.

Alors qu'il vient d'apprendre l'existence du Grand Prix (au travers de la meilleure putain de bande-annonce de tous les temps), Yu appelle ses amis, et découvre que Teddie, Rise et Kanji ont disparu.

Naoto travaillant hors de la ville, le groupe se retrouve limité à quatre membres, et il est décidé qu'il faut retourner dans le monde des Shadows, derrière l'écran de nos télévisions, pour comprendre ce qu'il se passe et par la même occasion aller bourrer un peu de bon sens dans la tête de l'homme assez fou pour recommencer ce que l'équipe avait eu tant de mal à arrêter deux mois auparavant...

Il est hors de question qu'un cadavre de plus soit retrouvé !

Le mode Histoire de P4: Arena est un vrai Visual Novel, au concept poussé à l'extrême comparé au jeu original, avec pavés de texte explicatifs et descriptifs, et nombreux dialogues.

L'histoire, ses différents retournements de situations, ses personnages, et son lien avec Persona 3 sont bien pensés, et il est franchement satisfaisant de voir ce que sont devenus les protagonistes depuis la fin de Persona 4 (aussi courte soit l'introduction où on voit leurs quotidiens).

Chaque personnage jouable (un peu moins d'une quinzaine) a son scénario bien à lui, et certains ont une approche de l'histoire assez différente par rapport aux autres.
Le mode est aussi très long, puisque si on ne skip rien, on arrive très vite à la vingtaine d'heures de jeu, rien qu'en lisant de longs pavés de texte.

Sur le papier, ça donne envie non ? Une partie de jeu entièrement consacrée à raconter la suite des aventures des Persona-Users ! Surtout quand on sait de quoi Atlus est capable en terme d'histoire et dialogues passionnants !

Oui... Sauf que dans la réalité, tous ces éléments ont de nombreux problèmes qui rendent le tout... Fastidieux.
J'y reviendrai en temps voulu.

L'Investigation Team est de retour, pour le meilleur, et pour le pire.

"Nobody touches his precious Nanako... The Sister-Complex Kingpin of Steel ! YU NARUKAMI !"

Passer du jeu de rôle au tour par tour au jeu de combat n'est pas chose aisée. Non seulement les deux n'ont rien à voir, mais en plus, il faut espérer que le public suive, et que le titre ne les repousse pas avec des mécaniques trop compliquées.

Avant Persona, je n'avais quasiment jamais touché à un RPG de ma vie, et avant Arena, je n'avais quasiment jamais touché à un jeu de combat. Et pourtant, tout comme avec P4, je suis tout simplement tombé amoureux du genre avec Arena.

Le développement a été confié à Arc System Works, le studio derrière d'autres séries de jeux de baston réputées comme Guilty Gear ou BlazBlue, un choix justifié, vu comme ils ont parfaitement réussi à intégrer l'univers du jeu à leur style et à leur gameplay, tout en le rendant vraiment simple d'accès, sans être trop facile. 

L'objectif, bien évidemment, est de faire tomber la barre de vie de son adversaire à 0, en utilisant le mieux possible les attaques et combos mis à disposition, le tout en sachant bien bloquer et contre-attaquer.

Ici, ce sont les Persona des personnages qui lancent la plupart des attaques spéciales, et bon nombre des pouvoirs du jeu original sont là ! Les sorts d'attaques bien sûr, ainsi que leurs variantes aux puissances et portées différentes, mais aussi les sorts de soin et de défense par exemple, plus compliqués à utiliser.

Pour rendre la tâche un peu plus facile, les développeurs ont ajouté un combo automatique beaucoup moins puissant que la normale, déclenchable en appuyant de nombreuses fois sur le bouton d'attaque faible.

Le Persona du joueur possède lui aussi de la santé (4 points plus exactement) qu'il perd quand il se fait frapper. Quand il arrive à 0, un "Persona Break" se lance, une période pendant laquelle il est inutilisable, obligeant le personnage à se servir de ses poings.

Une barre de SP (des points de magie en gros) se remplit au fur et à mesure que les coups sont reçus et donnés, et plus elle est remplie, plus des sorts puissants peuvent être lancés, à la mode tour par tour.

Quand la barre de SP arrive à 100 et qu'il a déjà gagné un round, un des combattants peut déclencher une attaque ultime, un Finish, pas forcément facile à éviter, qui termine l'adversaire (et le combat) en un seul coup d'une façon assez spectaculaire.

Enfin, si un joueur tombe sous 35% de vie, il passe en "Awakening Mode", et gagne directement 100 SP pour qu'il reprenne l'avantage voire qu'il puisse lancer directement son Finish.

A première vue, ça peut sembler compliqué pour un joueur inexpérimenté, mais les combos automatiques, l'utilisation des Persona et les Finish sont faciles à comprendre, et le reste du gameplay s'assimile très vite.

Aussi surprenant que cela puisse paraître, Arc System a réussi à faire muter sa formule pour rendre le jeu accessible à à peu près tous les publics, et les habitués de RPG n'auront aucun mal à s'y mettre.

Sérieusement... Je ne pensais pas pouvoir apprendre autant de stratégies et combos en aussi peu de temps, et pourtant ma plus grande expérience de fighter c'est Super Smash Bros ! C'est dire.

"Fiiiiiist... OF FURY !"

"A spunky dragon with deadly legs... The Carnivore Who's Discarded Womanhood ! CHIE SATONAKA !"

Grâce à son accessibilité, j'ai passé de nombreuses heures à jouer en multijoueurs local avec des potes qui prenaient vite la main et arrivaient à très bien s'en sortir après seulement quelques parties.

Et heureusement, car les deux modes qui sont supposés étendre la durée de vie du jeu sont tout simplement ratés, tous deux pour des raisons très différentes. Tout d'abord, le Story Mode.

Le scénario, bien plus poussé que dans la plupart des jeux de combat, est plutôt sympathique en soi.

Les révélations sont surprenantes, la fin ouverte donne envie d'en voir plus, les dialogues sont toujours aussi bons, les personnages de Persona 3 jouent un rôle intéressant, et Labrys, le personnage inédit du jeu, a une histoire tragique et extrêmement bien écrite révélée aux deux tiers de l'aventure, alors qu'on la connait déjà bien et qu'elle soulève pas mal de questions !

Mais c'est d'abord sur la forme que ça pèche.

Comme je l'expliquais, le mode histoire est un Visual Novel pur et dur. Contrairement à Persona 4, rien n'est montré, tout est expliqué.
80% du texte de Arena est ce que j'aime appeler les "documents Word de Arc System".

Des pavés de texte blanc sur fond noir qui décrivent toute l'action, et toutes (TOUTES) les pensées des personnages, même quand ce n'est pas nécessaire voire franchement irritant. La plupart du temps, l'action est coupée et beaucoup trop de temps passé dans l'histoire parait (et c'est là que je ressors le mot) fastidieux.

Je ne suis généralement pas fan de lecture, mais quand quelque chose m'intéresse, j'accroche quand même, quelque soit le format, sans compter que les Visual Novel me dérangent moins (je pense que c'est clair à force).

Mais ici... C'est très désagréable à lire, et surtout beaucoup, beaucoup trop long pour finalement ne pas raconter grand chose, un scénario dure quand même en moyenne 1h30 !

En plus de ça, c'est là qu'intervient le deuxième problème du mode, et ce qui l'assassine froidement pour moi: Les répétitions.

Chaque personnage a beau avoir son scénario propre, ils n'ont pas chacun leur histoire pour autant.
La première fois que vous lancerez le mode, 4 scénars de base seront à votre disposition: Yu, Yukiko, Yosuke et Chie.

En tout logique, vous prendrez votre personnage préféré (KOF. KOF. KOF.), et vous passerez même un bon moment ! Alors oui, c'est un peu long, et les textes Word sont bien trop descriptifs et mal présentés, même (voire surtout) pour un Visual Novel, mais au moins l'histoire est sympathique !

Et c'est au moment de lancer le deuxième scénario que vous serez confronté à l'horrible réalité. Même si l'intro, les dialogues, et certaines situations changent un peu, c'est exactement la même chose, seulement avec un héros différent.

Les révélations sont les mêmes, le déroulement est le même, et même les pensées des personnages sont parfois les mêmes ! Encore une fois, le mot clé est "fastidieux".

Et quand une des parties change un peu de style et de trame narrative pour apporter un peu d'explications sur l'univers et la situation, c'est seulement pour rejoindre le fil rouge en plein milieu et revenir à cette même routine !

Ma conclusion: Avant de jouer à la suite du jeu, lisez un résumé de l'histoire sur Wiki, ça vous économisera 20h de jeu inutile. Ou faites le mode Arcade, c'est bien plus fun, et ça résume tout à la perfection.

J'ai une théorie. Quand on observe les évènements et le fil rouge, et leur répartition dans les différents scénarios, on dirait vraiment que les développeurs avaient écrit une histoire simple, beaucoup moins longue que le produit final, et découpée en 5 fois moins de parties. 

Et à mon avis, quelqu'un, le cousin du patron ou un machin du genre, est rentré dans la salle de réunion en disant "Hé les mecs, oubliez pas que Persona ça durait 80h, alors vous allez m'étirer tout ça, charcuter un peu, et me rallonger tout ce bordel comme vous pouvez ! Dépêchez-vous on doit rendre le projet dans deux heures !".

On dirait que le Story Mode a été conçu comme ça pour pouvoir marquer "un scénario de 20h" sur les boites, faire joli, et attirer les fans de Visual Novel et de RPG un peu frileux à l'idée de changer trop brusquement de style... Et ça, c'est le pire des choix possibles.

Ensuite, le Online.
A l'époque, Persona sortait à peine de l'ombre en Europe. La version Vita (un des jeux les plus vendus de la console) n'était pas encore sortie, et le grand boum médiatique de la série commençait à peine dans le reste du monde.

La distribution de Arena s'étant bien passée au Japon (normal) et aux USA, la sortie européenne a été confiée à une boîte nommée "Zen United".

Et je pense qu'il est gentil de dire qu'ils ont fait un mauvais travail. La date de sortie du jeu a été repoussée un nombre de fois considérable, avant d'être enfin arrêtée au 10 Mai 2013, soit presque UN AN APRÈS LES AUTRES RÉGIONS DU MONDE. C'est... Juste... Bref.

Une année pendant laquelle les fans européens de Persona hurlaient leur désespoir, puisque comble de l'affaire, Arena est le premier titre de la génération de consoles HD à être entièrement Region-Lock.

Chaque région du monde possède une version différente des consoles et jeux (chez nous c'est la version PAL), et depuis quelques années déjà, la quasi totalité des jeux qui sortent sont "Region-Free", en gros, vous pouvez jouer à n'importe quelle version d'un jeu sur n'importe quelle console.

Et bien avec Arena, ça marche pas. Il était impossible d'acheter le jeu en version américaine à sa sortie, on était obligé d'attendre qu'il arrive en Europe.

Cette honte de distribution a poussé de nombreux joueurs à boycotter le titre à sa sortie, s'interdisant de donner leur argent à Zen United. Les serveurs du jeu en ligne étant complètement vides, les développeurs les ont laissés à l'abandon.

Vous pouvez essayer autant de fois que vous voulez, vous n'arriverez jamais à entrer sur une des 5 parties disponibles, ou au mieux à y rester plus de 3 minutes.


"The body of a child, the brain of a genius... The 2000-IQ Killjoy Detective ! NAOTO SHIROGANE !"

Pour moi, Persona 4: Arena a été plus malchanceux qu'autre chose.

J'insiste, c'est un excellent jeu de combat, et je me suis vraiment éclaté dessus, surtout en tant que fan absolu du jeu original. Il a ses défauts de jeunesse bien sûr, le choix des musiques, des stages et des personnages est un peu limité, et quelques petits déséquilibres de gameplay sont dissimulés par-ci par-là...

Le Story Mode est un gros ratage, certes, mais un ratage qui part de bonnes intentions, et qui semble avoir été causé par une envie pas forcément bien gérée de rester proche du format de Persona 4.
Le Online est juste cassé.

Si la distribution avait été mieux réalisée, et que les développeurs étaient restés plus simple dans leurs intentions pour l'histoire, le jeu aurait été encore meilleur.
Bon, c'est pas le cas, mais je ne leur en veut presque pas au final, ils ont quand même réussi à parfaitement faire la transition du RPG au fighter, sans rendre le gameplay moins fun, et rien que pour ça, ils méritent toute mon estime.

Alors tout va bien non ?

Oui, sauf que... Y a juste un hic, et tout n'est pas beau dans le meilleur des mondes... Au début, j'étais censé arrêter la critique ici, mais les choses ont changé.
Depuis un mois environ, quelque chose a commencé à me déranger... Et ce quelque chose s'intensifie au fur et à mesure que le temps passe. Pour le résumer, un mot suffit: Ultimax.

Persona 4: Arena 2: The Ultimax Ultra Suplex Hold-bref-P4:Ultimax-c'est-très-bien, la suite se déroulant juste après les évènements du P-1 Grand Prix, et qui répondra logiquement aux questions laissées en suspens.

Alors qu'il sort dans... Ah bah non en fait, alors qu'il sort demain aux USA, et le 21 Novembre en Europe, j'ai remarqué pas mal de choses le concernant depuis le début de sa campagne publicitaire.
Et je n'ai remarqué que des bons points. A une exception près.

Tout d'abord le Story Mode. Arena ressemblait presque à une introduction, et la composition du scénario était ratée. Alors qu'ici, non seulement le jeu n'est coupé qu'en 2, oui oui, 2 PARTIES (ces mots sont de l'or pour mes oreilles), mais en plus, le concept de base, le retour de la Dark Hour, l'élément central de Persona 3, donne bien plus envie que celui du premier jeu !

Le jeu est Region-Free, les fans pourront jouer dès demain, même chez nous, et la distribution étant bien assurée, la sortie européenne est prévue pour un petit mois après les US.

Ajoutez à ça le fait que la série gagne de plus en plus en popularité, et que les développeurs ont bien mieux préparé leur coup, et vous pouvez être sûr que le jeu en ligne assurera cette fois !

Le contenu est bien plus complet, normal pour une suite, et le gameplay a été affiné.

Beaucoup de nouvelles mécaniques ont été ajoutées: la possibilité de jouer les Shadow des protagonistes (avec des capacités différentes), de nouveaux combos plus longs et plus douloureux, de nouveaux moyens de contrer, une toute nouvelle feature nommée S Hold System (parfaitement expliquée ICI), et j'en passe !

Un gros équilibrage a été réalisé. Les attaques font moins de dégâts, les points de vie des Persona changent en fonction du personnage, de nouveaux moyens de bloquer les combos ont été ajoutés (merci), et certaines attaques ont été retravaillées pour être moins injustes.

Le seul point négatif, c'est le nombre de DLC (contenus téléchargeables) payants incroyable qui a encore augmenté depuis le premier opus... Heureusement que les trois personnages téléchargeables sont gratuits la première semaine de commercialisation, et encore, ça reste sale...

En résumé, le jeu sera toujours aussi simple d'accès, mais les parties seront plus longues, plus funs, plus complexes, et beaucoup plus intenses !
Vous le voyez Ultimax sera THE P4: Arena, la version qu'elle est meilleure, la version ultime, et... Et... Et...

Et c'est là qu'est le hic. Je suis ravi de voir que quasiment tous les problèmes de Arena ont l'air d'être réglés, mais j'ai un peu de mal à revenir sur ce dernier du coup.
Plus je compare les informations que j'ai sur les deux jeux, et plus je questionne l'identité même du premier opus.

Bien sûr qu'un premier épisode d'une série a moins de contenu et est moins peaufiné, et que la suite vient régler les problèmes. Mais là, les défauts du 1 m'ont l'air d'être des choses qui n'auraient jamais dû être là dans un premier temps !

J'ai le sentiment que Ultimax est "la vraie" version du jeu, avec les ajouts bienvenus d'une suite.
Il suffit de regarder sa campagne de pub. Elle est bien plus grande que pour le 1, et on sent que ça va être THE jeu.

Et tout ça rend Persona 4: Arena inutile. Il n'y a pas d'autre mot.

Ça n'est pas vraiment un problème, une suite supérieure nous fait automatiquement arrêter de jouer à son prédécesseur.

Mais ici, ce sentiment de sous-version non terminée présent depuis l'annonce de Ultimax donne vraiment l'impression que Arena est presque une démo par moments. Une entrée avant le plat de résistance. Une première partie de concert.

C'est super, c'est un bon essai, et ça donne envie de voir le produit final, tout le monde l'aime pour ça, et il aura marqué l'histoire avec sa petite patte, mais il prendra la poussière dans les étagères, et les gens qui attendaient une bonne occasion pour y jouer partiront sur Ultimax, sans passer par la case Arena.

Ca me fait mal de dire ça, parce que le jeu est vraiment bon, et il le restera à jamais !
Mais il est impossible de se voiler la face. Il a fait un flop, Ultimax sera meilleur, Ultimax se vendra mieux, et Arena n'aura plus de raison d'être joué, ni par ceux qui l'ont depuis le premier jour, ni par les curieux, ni par personne.

Son seul héritage qui perdurera est la transition vers le jeu de combat, et les bases d'un gameplay solide et fun qui ne demandait qu'à être peaufiné, et ça, c'est déjà bien.

Tout ce que je sais, c'est que j'ai tout de même passé d'excellents moments dessus, et que je suis impatient de voir arriver The Ultimax Suprax Ultrax Holdax Titretroplongax pour découvrir, ou d'une certaine façon REdécouvrir les joies du jeu en ligne et du Visual Novel !

Ne me décevez pas s'il vous plait !

YOU WANT SOME !?


Bilan:

Graphismes: Excellent: Rien à redire, l'univers de la série a été parfaitement retranscrit, et le style des jeux Arc System colle très bien aux aventures de l'Investigation Team. Les sprites en Pixel-Art, les décors et les animations sont une tuerie.

Gameplay: Excellent: Rapide, nerveux, et d'une simplicité d’apprentissage hallucinante, Arena est fun, et utilise les éléments de RPG du jeu original à la perfection. Même ses petites lacunes de jeunesse ne viennent pas ternir le tableau !

Scénario: Moyen/Bon: Plutôt sympathique, il constitue une bonne continuité à l'histoire de Persona 4, et se finit sur une fin ouverte qui nous donne envie d'en voir plus. Mais le mode est mal conçu, et répétitif jusqu'à l'overdose.

Je pense que tout a déjà été dit. C'est dommage. Espérons que la suite ne se rate pas de la même manière !

Bande-son: Très bonne: Quand ça touche à Atlus, on sait que la musique sera réussie. En plus de réutiliser certains morceaux de la BO du jeu original, Arena a droit à pas mal de titres inédits tout simplement excellents !

Dommage que le choix des musiques pour les combats soit un peu restreint, et que le Story Mode réussisse par magie à rendre certains morceaux répétitifs, là où ils étaient très prenants dans Persona 4. Un aimant à ennui ce mode...

Durée de vie: Très bonne: Préparez-vous à passer des heures sur le multijoueur, le Arcade Mode, et les nombreux défis proposés.

Préparez-vous aussi à être privé de Online, un des intérêts principaux de ce genre de jeu, et à zapper les textes Word, puis les dialogues, puis des séquences entières du Story Mode, jusqu'à tout simplement vous arrêter et continuer de jouer en multi local. Vivement Ultimax...



Note finale: 16 sur 20

Persona 4: Arena est un excellent jeu de combat.

Il n'aura pas eu de chance en Europe, aura peu marché, et a un mode Histoire complètement pété, malgré un scénario plaisant et qui donne envie d'en voir plus, mais il est indéniable qu'il est vraiment très bon.

Je sais que j'ai parfois pu donner l'impression que je ne l'aimais pas lors de cette critique, mais j'avais besoin d'analyser ses problèmes clairement présents, et je voulais en profiter pour montrer à quel point une suite peut enterrer son ainé.

Car oui, Arena n'est pas le seul jeu à autant souffrir de la sortie de sa suite, et je trouve ça intéressant, et plus que nécessaire dans cette situation, d'en parler.

Malgré tout, même si je ne peux que vous conseiller de vous jeter sur Ultimax dès que possible, j'aurais eu tendance à vous recommander de vous pencher sur Persona 4: Arena.

Alors que ce soit sur celui-ci, ou plus certainement sur sa suite, appelez des potes, commandez des pizzas, et redécouvrez un genre plus assez présent à mon goût, mais qui fait toujours autant d'effet.

Et en cadeau, redécouvrez le dans un univers qui se prête à tous les styles, et qui ne cessera de m'émerveiller au fil de ses épisodes !

Je continue d'aimer ces personnages si attachants et de soutenir leur lutte continue pour garder le monde en paix, et je les suivrai dans toutes leurs aventures, que ce soit un RPG, un jeu de combat, un Donjon-Crawler, ou même un jeu de rythme !

Et bien entendu, Arena ne fait pas exception à la règle. A très vite cher Persona 4 ! A très vite...


Les Plus:
- Une bonne suite au jeu original.
- L'univers parfaitement retranscrit dans le style Arc System.
- Extrêmement fun à jouer, simple et pourtant complexe.
- Un scénario intéressant et parfois vraiment bien écrit.
- Graphiquement au top.
- Une bande-son toujours aussi pétante.
- On en veut plus !

Les Moins:
- Le Story Mode, répétitif et mal conçu.
- Le Online inutilisable.
- Le jeu perdra presque tout son intérêt quand Ultimax sera là.
- Des conditions de sortie très malchanceuses.


"May the manliest of all men... COME OOOOON DOWN !"


PS: A l'heure où j'écris la fin de cette critique, je viens d'apprendre qu'un DLC pour Ultimax (encore un Nom de Zeus...) vous permettra de jouer au Story Mode de Arena.

Alors déjà, merci, mais non merci, et ensuite... Bah c'est définitif, il va être vraiment complètement inutile ce premier opus au final !

Je...

Je vais me coucher.

Mais je reviendrai ! J'en ai pas fini avec ces jeux.
Sur ce, je vous laisse avec l'excellent thème de Ultimax ! Prenez soin de vous, et jouez à Persona 4 !


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