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mercredi 22 juin 2016

J'ai vu "Warcraft: La Jeunesse", et j'ai des choses à dire.

La transition jeu-cinéma n'a pour l'instant jamais vraiment convaincu. Rares sont les adaptations de jeux vidéos à ne pas se prendre les pieds dans le tapis, et encore plus rares sont celles étant considérées comme vraiment bonnes.

Les films sont généralement ratés, la faute à des références poussives au média qui sortent complètement de l'expérience, à un travail d'adaptation misérable, et à une qualité générale très... Très... Pas top. Ouais, on va rester sur pas top.

Après 10 ans de Production Hell, "Warcraft: The First Part" est enfin sorti en salles.
Réalisé par Duncan Jones, réalisateur au style bien défini et grand fan de la série de jeux Warcraft, le projet avait à la fois tout pour marcher, et tout pour méchamment se ramasser.

Car il faut non seulement mettre en place et expliquer aux néophytes un univers qui a pris plus de 20 ans à se développer, mais aussi suivre l'histoire du jeu original de manière à créer une saga cohérente par la suite.

Et en seulement deux heures, en prenant en compte qu'un Production Hell n'aide jamais ce genre de projet... Eeeeeeeeeeeh.

Bref, le film est sorti. Résultat ?

C'est compliqué.


Draenor se meurt. Le foyer de la Horde des Orcs ne sera bientôt plus, et ces derniers n'auront nulle part où vivre. Leur seul salut: Azeroth, un monde lointain peuplé par elfes, nains, ou encore, le plus important, humains.

Pour alimenter le portail permettant à son peuple de passer d'un monde à l'autre, le Chaman Gul'dan doit utiliser le pouvoir du Fel, une puissante force drainant la vie d'un être vivant.

Ne disposant que d'assez d'énergie pour ne faire passer qu'une partie de la Horde, Gul'dan a besoin de nouveaux prisonniers pour amener le reste de son peuple vers une terre nouvelle. Une terre qu'ils veulent diriger.

Alors qu'ils voient la Horde dévaster leur monde, les humains de l'Alliance se préparent à entrer en guerre, trouvant un allié potentiel en Durotan, l'un des chefs de clan des Orcs perdant foi en Gul'dan et le dangereux pouvoir du Fel...

Avant de commencer, il est important que vous connaissiez ma position dans le phénomène Warcraft.

Je n'ai jamais touché aux jeux originaux. Aucun des trois.

J'ai par contre découvert World of Warcraft l'année dernière, et ai un peu (beaucoup) retourné Wrath of the Lich King, avant de me mettre à jour et passer quelques nouvelles dizaines d'heures de plus à donjonner avec des tarés qui menacent le Tank de mort à chaque mètre parcouru. Rien de bien nouveau sur les Internets en somme.

Mon expérience sur WoW m'a poussé à m'intéresser un peu plus en détail à la lore et à l'univers de la saga, et je me suis un peu documenté sur les jeux précédents. Je dirais donc que je suis un amateur de WoW avec une connaissance partielle remontant à un bout quelque part dans Warcraft 2.

En gros, je suis très attaché à l'univers. A Orcs and Humans (le jeu ici adapté), moins.

J'ai beaucoup de mal à me faire un avis bien défini sur le film.

Est-il bien ? Oui. Franchement oui. Pas génial, mais bien. Dans tous les cas, et même s'il n'est clairement pas fait pour les critiques (une excuse que je n'utilise que dans de rares cas extrêmes) il ne mérite largement pas le massacre nucléaire qu'il a subi à sa sortie.

"Warcraft: A New Hope" est un film qu'il faut décortiquer bout par bout. Les hauts, comme les bas. C'est aussi un film qui, je pense, va devenir bien plus intéressant dans l'impact qu'il va avoir et dans ce qu'il va apporter dans la suite de la saga. Et surtout, c'est une très bonne adaptation qui va conquérir tous les fans, et rien que pour ça c'est un exploit.


Pour commencer, restons un peu général. Parlons tout d'abord de deux éléments en particulier qui m'ont beaucoup déplu.

Premièrement: Nom de Zeus, qu'est-ce que ça se prend au sérieux.

C'est un défaut récurent des films de fantaisie. J'aime une histoire sérieuse, qui sait quand frapper fort et là où ça fait mal, et qui sait raconter de grandes histoires épiques. Mais il y a une claire différence entre être sérieux, et l'être trop au point de déshumaniser ses protagonistes et leurs motivations.

Il faut un sourire, il faut un minimum de légèreté, un tout petit peu d'air frais, en particulier dans une histoire certes importante, mais pas assez grave pour se permettre d'être rabat-joie à ce point. Beaucoup de dialogues sonnent faux à cause de ça, et je chéris chaque vanne lancée et chaque moment de détente comme un trésor.

Je trouve ceci particulièrement regrettable dans un film adapté d'un jeu Blizzard, dont la marque de fabrique est cette fameuse légèreté dans la gravité, cet humour si bien placé et cette maitrise du cartonny et de la mesure.

Visiblement, les premiers Warcraft se prenaient beaucoup au sérieux, je ne demande donc pas au film d'atteindre des niveaux WoW de dérisoire, mais tout de même.

Règle numéro 1: Ce n'est pas parce qu'une œuvre ne se prend pas au sérieux qu'elle ne peut pas être sérieuse.

La trilogie du Seigneur des Anneaux, que les centaines de films d'Heroic-Fantasy de ces dernières années essayent de copier mais n'arrivent que rarement à égaler, savait parfaitement gérer son ton.

Bien entendu, tout était réparti sur 3 films de 4 heures, mais le résultat reste le même. Malgré la dimension titanesque de l'aventure, les moments véritablement humains, drôles ou moins drôles, n'étaient jamais sacrifiés, et la balance des différents tons était parfaite pour garder un attachement fort aux personnages tout au long de la saga.


Deuxièmement: L'Alliance, et la quasi totalité des personnages humains sont inintéressants à souhait.

Je vais essayer d'aborder ce point avec le plus de pincettes possibles, car j'ai le sentiment que cette partie est celle qui a le plus souffert d'un problème plus général au film: La coupe de, probablement, 40 minutes. C'est énorme.

Dans une œuvre tellement dévouée à respecter son univers et son histoire, ayant aussi pour mission d'introduire une saga à un public néophyte, ET de raconter une histoire satisfaisante, 2h40 de film sont plutôt bienvenues.

Le produit final sorti en salles fait 2h 3m, et le morceau retiré manque. Beaucoup.

La construction et le montage sonnent faux. Par moments, on a presque l'impression de regarder une pré-version du film et de se téléporter dans tous les sens (Littéralement, puisque les personnages ne font que ça).

En soi, ce n'est pas ça qui nuit véritablement au film. Ce qui fait vraiment mal, c'est le manque d'accroches la moitié du temps. Et cette moitié, pour moi, serait l'Alliance.

Rares sont les occasions où le drame marche vraiment, pour la simple et bonne raison que les personnages n'ont jamais le temps d'être introduit correctement, et encore une fois, humanisés.

Le meilleur exemple pour moi reste le Roi Llane. Il est à mon goût l'incarnation physique parfaite du charcutage du film. Un personnage à la personnalité inexistante à qui il est refourgué une famille et une morale dans la dernière demie-heure, et dont le rôle n'est exploité qu'à quelques moments aléatoires dans l'histoire.

Les pièces manquantes du puzzle sont tellement faciles à replacer que c'en est frustrant. J'ai parfaitement réussi à visualiser les morceaux nécessaires pour mieux faire fonctionner une bonne partie du film.

Bon, je ne pense pas que toutes les faiblesses du film pourraient disparaitre avec la sortie d'une Director's Cut, mais je pense que le produit final en a quand même beaucoup pâti. Dans tous les cas, en ne jugeant que ce qu'on nous a donné, j'ai eu beaucoup de mal à m'attacher à bon nombre de protagonistes.

La trop grande prise au sérieux du film n'a clairement pas aidé leur cas, et c'est pour ça que j'ai été étonné par la bouffée d'air frais que représentaient les personnages de Khadgar et d'Anduin, très bien interprétés par Ben Schnetzer et Travis Fimmel. Et oui, là c'est la partie où je parle des trucs qui m'ont vraiment plus pour le coup.


Autant il n'est pas difficile de s'attacher à Khadgar, un jeune mage vif, drôle et contemplatif, dévoué à apprendre et maitriser ses pouvoirs pour accomplir sa destinée et protéger son monde (et avec un charisme de comic-relief plutôt bien géré assez fou), autant j'ai été vraiment surpris par Anduin.

Même s'il n'est pas parfait et est aussi victime du rythme et du montage aux fraises, il constitue un personnage principal bien plus intéressant que ce à quoi je m'attendais.

J'ai eu le sentiment d'avoir affaire à un vrai personnage, blessé et dont chaque décision, chaque moment de force, et surtout de faiblesse avait une véritable importance. Une qualité non négligeable pour ce genre de film, souvent vraiment fade à ce niveau.

A chaque événement tragique, qu'ils aient de l'impact ou non, Anduin était la chose la plus intéressante à voir évoluer. Quand quelque chose d'affreux lui arrive, il ne pleure pas sa perte, il accumule de la colère, et atteint des limites assez extrêmes.

Pour balancer cette facette, il possède aussi le meilleur humour et les meilleures interactions avec pas mal de protagonistes, et particulièrement Khadgar, renforçant ainsi mon idée que ses deux bonhommes font à eux-seuls une bonne moitié du métrage.

Il fait clairement partie des moments forts du film, et j'ai vraiment envie de voir comment son histoire va continuer. Et l'idée même qu'une éventuelle Director's Cut puisse améliorer son personnage me réjouit au plus haut point. Encore faut-il que cette version sorte un jour.

Autre point que je trouve jouissif: La fidélité à l'univers, et le simple fait de voir le monde d'Azeroth sur grand écran. Ptain.

Comme je l'ai expliqué plus haut, je n'ai jamais touché aux premiers Warcraft de ma vie. Cela n'empêche pas que je me sens de plus en plus attaché à l'univers de la série, et malgré tout ce qu'il y a de négatif à dire sur le film, il se pourrait que j'ai ressenti une légère montée de fanboyisme lors de deux trois séquences précises.

Le moment le plus marquant à mes yeux, un moment que je n'oublierai jamais, est l'arrivée de Khadgar à Dalaran.

En deux secondes, je me suis trouvé renvoyé dans World of Warcraft, à découvrir la ville pour la première fois, certes dans de différentes conditions, et à explorer ses moindres recoins. En une image, j'ai reconnu une zone dans laquelle j'ai passé beaucoup de temps, parfaitement retranscrite à l'écran, et je dois avouer que pendant les quelques minutes qui ont suivies, je n'ai pas réussi à retirer ce stupide sourire de mon visage.


Je n'ose pas imaginer le sentiment qu'un joueur de Warcraft de longue date doit ressentir pendant les deux heures de film. Être plongé dans un monde avec lequel on a grandi, représenté avec un tel respect et une telle pèche est une expérience hors-norme.

Non seulement ça, mais en plus d'avoir su utiliser son amour de la saga pour poser les bases de l'univers, Duncan Jones a aussi réussi un exploit: Ne pas tomber dans les mêmes pièges de réalisation que beaucoup d'autres adaptations, et se servir intelligemment de l'imagerie du média adapté sans partir dans la référence bâtarde.

Contrairement à, complètement au hasard, DOOM, où la séquence à la première personne sortait complètement du film et représentait l'équivalent d'un mec qui gueule "T'as vu, c'est un jeu au début !" pendant la totalité du bousin, "Warcraft: Raiders of the Lost Ark", sait qu'il doit rester un film d'Heroic-Fantasy avant tout, et est modérément parsemé de références sympathiques.

Je suis sûr qu'il y a des centaines d'Easter Eggs à trouver lors de plusieurs visionnages, mais ce qui m'a surtout marqué, ce sont les plans directement tirés des RTS, le genre d'où les jeux d'origine sont issus. C'était discret, bien fait, et surtout une idée visuelle maligne et utile à l'évolution du scénario.

Finalement, toute la réalisation est au poil, montrant que même dans une grosse production comme celle-ci, Jones reste en contrôle et sait garder son style. Si vous n'avez pas encore maté ses autres films d'ailleurs, allez-y, il a du talent c'gars là.

Enfin, pour en revenir une dernière fois aux présumées 40 minutes coupées, parlons de Medivh. Putain.

J'aime le personnage et sa place dans la lore, et à chaque fois que j'ai eu affaire à lui dans quelque jeu que ce soit, mon sentiment a été confirmé. Ici... Eurf.

Étrangement mis en place et jamais vraiment clair dans son comportement et sa personnalité, le personnage semble autant se téléporter dans le script et dans sa tête qu'il ne se téléporte absolument partout, tout le temps dans le film. Il se barre dans tous les sens, dans tous les sens du terme.

Le personnage change souvent de facette, il est donc censé ne jamais être très net... Mais c'est dans son écriture qu'il n'est pas clair, et non pas dans ses actions, ce qui le rend très désagréable à regarder et à suivre.

Au final, seules ses dernières minutes à l'écran sont véritablement réussies. Non seulement pour les indices qu'elles apportent sur le futur de la franchise (assez cryptiques, et très intrigants pour quelqu'un qui s'y connait un peu), mais aussi pour les moments de grâce de son imagerie et des effets de ses pouvoirs et au delà, jusqu'à maintenant plutôt fades voire un peu dégueulasses, qui offrent enfin un véritable spectacle dignes du reste du film.

Mais à ce moment du film, il est déjà un peu tard.


Puisqu'on est là-dessus, parlons des effets visuels, et la CGI, extrêmement présente dans tout le film.

Je ne suis pas quelqu'un qui déteste l'utilisation d'images de synthèse. Si c'est bien dosé, utilisé avec précaution, et surtout, bien intégré avec le reste des décors et des personnages, ça me va.

Le meilleur des exemples reste encore une fois la trilogie Le Seigneur des Anneaux, qui mélange à la perfection 3D, maquillage, décor réel, etc, pour créer un monde incroyable et trois films absolument fabuleux, qui n'ont pas vieillis d'un poil depuis leur sortie.

Sur le plan visuel, je dirais que "Warcraft: Draft of the Rich Ping" s'en sort à 80%.

Si je regrette un peu la sur-utilisation de CGI, je ne peux que m'incliner face au travail accompli.

Le monde de l'Alliance, avec son côté château très classique et ses armures un peu kitsch passe bien à l'écran. J'ai extrêmement envie de voir plus de nains, vu la réussite que leur univers et leur bref passage à l'écran constitue.

Encore une fois, tout Azeroth a été recrée avec un respect et un amour visible dans chaque détail, les décors navigant entre l'excellent et le bon, toujours bien imprégnés de la patte Warcraft.

Le point sur lequel j'avais le plus de doutes était l'interaction des acteurs avec la CGI. Il est toujours difficile de gérer cet élément, mais ici, j'ai été plutôt satisfait. Cela se ressent particulièrement avec les différentes créatures, loups, griffons, et autres. Quand un humain caresse une bête, on ne dirait pas juste un acteur qui tapote un gros machin sur fond vert, et quand on considère à quel point ce genre de choses peut casser l'illusion et sortir du film, c'est une bonne nouvelle.

L'action, quant à elle, est plutôt réussie, que ce soit du duel ou de la bataille épique, et les échelles de taille et de puissance se font bien ressentir à chaque coup donné. La tension est toujours bien maitrisé, ce qui se voit dès l'introduction, qui, je dois l'ajouter, reste l'une des meilleures scènes du film.

Visuellement, je trouve donc le film franchement réussi. Pour un projet avec pour objectif d'adapter tout un univers de jeu vidéo à l'écran, le pari est réussi.

Et puis il y a les Orcs. Et là, on peut parler.


Je suis honnêtement impressionné par le travail qui a été fait à ce niveau.

Je dois avouer que je n'étais pas forcément convaincu par la représentation des Orcs à l'écran. Pas que leur design soit raté, oh non, au contraire, c'est parfait, mais j'attendais de voir le produit final pour juger de la qualité de la motion capture et du jeu d'acteur.

Comptez moi conquis, car s'il y a bien un point sur lequel je pense que tout le monde se mettra d'accord, c'est que non seulement les acteurs se sont parfaitement mêlés à leurs personnages, transcendant la limite numérique contre laquelle ils devaient se battre, mais en plus... Bah ça joue bien putain.

Que ce soit Toby Kebbell, Robert Kazinsky, Anna Galvin ou Daniel Wu Yanzu, j'ai cru à leur performance du début à la fin, et ce qu'eux et l'équipe ont accompli devrait représenter un exemple dans la matière.

Et justement puisqu'on est sur le sujet, plus que la qualité visuelle des Orcs, j'ai été conquis par absolument tout ce qui les concernent.

La seconde moitié du film, à peu près tout ce qui est lié à la Horde donc, m'a bien plus fait rêver que les passages bien plus classiques des humains.

Tout d'abord, à tous les membres de l'Alliance, je vais dire Lok'Tar Ogar, et Force et Honneur, car la Horde a Fossoyeuse, Orgrimmar, Sylvanas et Thrall, et rien que pour ça, le peuple des Orcs est supérieur au peuple des chevaliers en tutu. Et bim !

Plus sérieusement, j'adore la Horde. En jouant à World of Warcraft, je me sens étrangement chez moi dans plusieurs de ses villes, et j'ai une affection particulière pour ce que son chef, Thrall donc (visible dans le film en tant que petit bébé Jésus vert) essaye d'accomplir. Pour faire court: Une histoire de paix et de bien commun, et la raison pour laquelle je suis hypé pour les prochains films.

Il était donc très intéressant de voir les sombres débuts du groupe en Azeroth, et cela m'a confirmé que la mise en place de l'histoire et de l'univers était bien réussie.

Mais surtout, en seulement deux minutes, j'ai ressenti plus d'émotions et un attachement humain plus fort à deux monstres en 3D et tout leur peuple qu'aux vrais humains du film. Tout ce que les humains n'ont pas, les Orcs l'ont.

La performance des acteurs aident bien, bien entendu, mais j'ai trouvé que les protagonistes de ce côté de l'histoire étaient largement mieux écrits que les autres.

Je ne sais pas si quelque chose a été retiré au montage dans cette partie, mais la construction est largement plus réussie, et personne ne semble en pâtir.

La culture des Orcs, leurs traditions et leur respect est représenté avec une force certaine, et joue beaucoup sur les décisions des personnages. Durotan est un héros fort qui essaye d'agir comme il le peut dans les limites de son pouvoir, avec un côté honnête envers ses idéaux et juste bien plus fort que ses alliés.

Sa façon de penser est bien plus rapide et claire à appréhender, et en le voyant défendre ses proches et ses camarades et faire des choix de plus en plus dangereux, j'ai vraiment ressenti de l'affection pour lui, et j'ai instantanément vu d'où venait certaines des idées de son fils. Encore une fois, la suite va être bien cool.

Draka est attachante pour le peu de temps qu'elle a à l'écran, et j'ai beaucoup apprécié le traitement de Orgrim, dont la fin du film et des individus bien plus pros que moi sur le sujet semblent suggérer qu'il aura une place importante dans le reste de la saga. Le voir hésiter entre son rôle dans son peuple et sa loyauté envers son chef et ami était étonnement intéressant, et tout comme le reste de la Horde, je suis impatient de le voir évoluer dans "Warcraft 2: Return of the Angrier Bad Guy".

De véritables émotions donc. J'en sais rien, peut-être que voir des gros monstres numériques se retrouver dans des situations dans lesquelles leurs émotions explosent a fait tourner la balance... Ou alors peut-être que c'est juste bien écrit.

Tout ce que je vois, c'est que je peux dire quoi que ce soit sur quelque élément du film que ce soit, cela ne changera pas que dès qu'un étendard de la Horde apparaissait à l'écran, j'étais aspiré dans l'univers et j'ai pris un pied de dingue.

Et Nom de Zeus, les pouvoirs de Gul'Dan ont un excellent rendu. J'ai été surpris, pris de court même, par la violence avec laquelle ils sont traités. Le Fel est monstrueux, viscéral, et Gul'Dan est une véritable menace autant pour ses ennemis que pour son propre peuple, et ça se ressent parfaitement à l'écran, une qualité non-négligeable que j'applaudis.

Sur ce, je pense qu'il va falloir conclure. Je vais arriver à court de blagues sur le titre, et je pense que tout est dit.

Ah oui non, j'ai oublié de parler de la musique. C'est parfois très bien, parfois très oubliable, et dans tous les cas, je préfère n'importe quelle musique de n'importe quel jeu Blizzard, parce que putain, c'est toujours incroyable.

Je n'avais aucun besoin de mentionner cet élément, mais je l'ai fait juste pour dire que la musique est géniale chez Blizzard. Et j'assume complètement. Suck it !


Même si ses défauts tirent vraiment le film par le bas, avec des choix de construction débiles, quelques personnages sous-développés et une prise au sérieux bien trop forte, ils ne suffisent pas à faire oublier toutes ses qualités.

C'est loin d'être parfait, mais tout ce qu'il réussit en fait la meilleure adaptation de jeu vidéo à ce jour, en étant respectueux de l’œuvre d'origine sans pour autant sacrifier ses qualités de long-métrage pour du fan-service sans intérêt.

Il faut aussi remettre les choses dans son contexte. Si "Warcraft: PleasemakeanOverwatchmovie" reste un bon film avec d'excellentes qualités et quelques gros défauts, il est aussi une lettre d'amour à sa culture et une perle pour les fans.

C'est un pas de géant pour le monde de l'adaptation de jeu vidéo, et ce monde désert et aride en avait bien besoin. Sans déconner il en avait besoin.

Et encore une fois, j'ai envie de voir une Director's Cut. Je vais éviter de trop m'avancer, mais je pense quand même que les 40 minutes en plus pourraient largement améliorer certains des points que j'ai le moins apprécié.

Les cicatrices sont visibles, et il est facile de voir les scènes et personnages pouvant être arrangés avec quelques secondes de plus. Il va vraiment falloir que les producteurs et distributeurs apprennent à arrêter de charcuter ce genre de film, autant pour leur bien que pour celui du public et des créateurs.

Mais dans tous les cas, tout ce que je viens de dire n'a aucune importance.

Car que vous aimiez le film, ou non, qu'il soit génial, ou nanardesque, il doit faire un carton. Je pense honnêtement qu'une suite est nécessaire.

"Warcraft: Il était une fois" réussit ce qu'il a entrepris. Mettre en place son univers tout en adaptant Orcs and Humans de manière à plaire aux fans et aux néophytes, et construire les fondations d'une saga cinématographique en seulement 2 heures. C'est énorme.

Même sans parler des 40 minutes coupées, les faiblesses de script se ressentent, et maintenant que tout est mis en place, il sera presque trop facile d'améliorer ça avec un second film.

Car les enjeux sont moindres maintenant. Le projet a enfin abouti après 10 ans de Production Hell, et le public semble plutôt conquis. Les scénaristes ont carte blanche pour raconter la suite de l'histoire, et vu le talent des gars qui bossent là-dessus, ça devrait passer tranquillement.

Mais surtout... Je n'ai jamais joué au premier Warcraft. Je n'ai pas ressenti de nostalgie particulière, et seule ma connaissance de World of Warcraft m'a permis de vraiment m'attacher à l'univers.

Et vers la moitié du film, j'ai réalisé quelque chose: Je veux un univers cinématique Blizzard étendu.

Les divers courts-métrages Overwatch ont prouvé la valeur d'un tel projet, et certaines franchises comme Starcraft passeraient parfaitement à l'écran.

Mais surtout... J'ai envie que ce film marche pour qu'une suite soit lancée, et qu'on aille plus loin dans la lore. J'ai envie de voir Warcraft 2 et 3 au cinéma, mais aussi, et surtout même, les différentes histoires de WoW. J'ai BESOIN de voir le Lich King sur grand écran, de voir la bataille contre Cataclysm, de voir la Pandarie, Fossoyeuse, Orgrimmar, TOUT.

Le potentiel est énorme, et l'idée n'est pas forcément si utopique que ça. Si ce premier film rapporte suffisamment d'argent et rassure les producteurs, la possibilité de voir une énorme saga épique contant la quête de Thrall et l'évolution d'Azeroth et au delà n'est pas à rejeter...

En voyant Dalaran à l'écran, j'ai su que j'avais le droit de rêver. Car Warcraft est entre de bonnes mains, et il serait dommage de laisser passer cette chance.

Et là, oui là, je fanboy un peu.

Alors allez le voir. Prouvez que c'est possible.

Soutenez ce projet et les grands créateurs derrière lui, en espérant que cela suffise pour engendrer une suite, voir un univers étendu.

Parce que franchement, voir Azeroth sur grand écran, ça claque bien sans déconner.

Et ils ont réussi à caser un Murloc.

Tenouttaten.



Bon. Back to Talos.

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